« Éponyme »
Souvenez vous ! C'était au milieu des années 80. Entre Balavoine, Véronique et Davina, l'hexagone se désespérait de son disco mou, de sa variété synthétique et de ses justaucorps en nylon fluorescent. Pour les kids d'alors, malheureux d'avoir vu passer la déferlante punk, première génération, bien au dessus de leurs barboteuses. Faute de pouvoir lire l'avenir et le catalogue New Rose, il ne restait qu'à s'acheter une guitare et à se jeter dans la fosse. Les Dogs, Lou's, Asphalt Jungle, Calcinator, Gazoline... Défrayèrent alors les fanzines. Parmi eux, les Olivensteins et le tube : « Fier de ne rien faire », traduction à crête du Droit à la paresse. Hélas, trois fois hélas, si la nostalgie fait un public, elle ne fait pas un album, mettre démo et version live du même titre, c'est un peu court à l'époque du CD de 75 minutes. Il n'en reste pas moins que c'est bien mieux que le 6 titres de Desireless.
Yan Pradeau